5 Outils de "Paroles partagées" PDF Imprimer Envoyer
Mardi, 25 Octobre 2011 04:53

outilsExtrait de http://www.paroles-partagees.org/des_outils_au_service_de_la_parole_202.php

  1. Se présenter dans un groupe
  2. Le baton de parole
  3. Débats dynamiques
  4. Jouer, s'exercer à l'écrit
  5. Débattre à partir de l'écrit

 

1 ) Se présenter dans un groupe

Se présenter de manière dynamique et conviviale dans un groupe qui se constitue : cela permet d'impliquer rapidement tout le monde, de permettre aux plus timides d'être moins sous le projecteur, d'amener immédiatement chacun à développer son attention à l'autre. 

 

Présentation par un tiers :
on se met deux par deux, l’un se raconte brièvement à l’autre qui prend
des notes sans intervenir et vice versa. On se remet en grand groupe et
chacun présente l’autre. L’animateur demande toujours à celui qui a été
présenté si cela lui convient.
En général on donne 1 ou 2 consignes pour la présentation : une question
ou deux en rapport avec la réunion de ce groupe, par exemple comment
en êtes-vous arrivé à participer à ce groupe, qu’attendez-vous de ce
groupe, si un thème réunit ce groupe : quel est votre rapport à ce thème
par exemple (à l’animateur de réfléchir aux questions à poser, 1 ou 2, pas
plus).
Si le groupe se réunit pour un temps court (quelques réunions) les
présentations doivent être courtes aussi (5 minutes par personne qui se
présente, donc 10 minutes pour le duo, puis 3 minutes pour présenter
l’autre dans le grand groupe). Si le groupe dispose de plus de temps, qu’il
se réunit sur plusieurs mois par exemple, voire une année, les
présentations peuvent être plus longues, plus approfondies, cela contribuera d’autant plus à la construction du groupe.

Interview à trois :
On se met par trois, 2 interviewent le 3ème (prise de notes). Quand chacun est passé, retour au grand groupe et chacun présente un membre du mini groupe au grand groupe.


Dans les 2 cas, pendant la mise en commun dans le grand groupe, on repère des mots clés, on les note (tableau, tableau de papier), on les classe : on aura ainsi un « paysage » du groupe à sa constitution, ses désirs, ses motivations à travers ceux de chacun, les convergences, les différences, les divergences.

Fiche rédigée par Evelyne Guimmara http://www.paroles-partagees.org/se_presenter_dans_un_groupe_227.php


2) LE BATON DE PAROLE

Son origine s’inspire de rituels amérindiens et africains.
 Celui qui prend le bâton a quelque chose à dire et demande l’écoute, l’attention et le respect de tous. Il ne sera pas interrompu. 
Le bâton en main, il n’est plus question de parler sur l’autre mais au contraire de revenir à soi et d’exprimer, dans le registre du témoignage, une idée, un ressenti, un fait, un sentiment, une croyance…

En situation

Le groupe de participants forme un cercle. Une première personne, bâton en main, prend la parole. Lorsqu’elle pense avoir terminé, elle le passe à son voisin de gauche. Celui-ci peut décider de l’utiliser ou de garder le silence, il passera alors à son tour le bâton à son voisin de gauche.
* Chacun parle sur le thème choisi en amont par le groupe.
* Il n’y a pas d’évaluation ni de jugement de l’animateur.
* Personne ne critique ni ne se moque.

* Tout ce qui est dit dans le cercle reste dans le cercle.

Intérêt du bâton de parole

Son utilisation est très intéressante dans tous les groupes de paroles lorsqu’il s’agit de développer une capacité d’écoute véritable et d’inciter chacun à construire sa réflexion. La parole devient un acte assumé qui permet de nourrir l’expression par l’écoute et inversement. Le bâton de parole est un symbole fort qui responsabilise la prise de parole, une parole qui pourra alors résonner plus sensiblement.

C’est important

Il ne faut pas perdre de vue l’aspect symbolique du bâton de parole, il ne deviendrait plus sinon qu’un instrument de l’empêchement de la parole !
Si le groupe n’a pas besoin de confidentialité (cela dépend des thèmes) il peut néanmoins se servir du bâton de parole. L’animateur ou un participant du groupe ou le groupe choisit le bâton de parole qui n'est d'ailleurs pas obligatoirement un bâton.

Variante : on peut utiliser, en plus, un sablier si l’on veut que le temps de parole soit égal entre les participants.

Fiche rédigée par Evelyne Guimmara http://www.paroles-partagees.org/le_baton_de_parole_205.php

3) FORMES DE DÉBATS DYNAMIQUES

Des formes de débat pour que tous puissent prendre la parole. Ces formes concernent des groupes de personnes (jusqu'à 30), plutôt que les grands débats publics. 

Le débat de position ou le débat mouvant

(nommé ainsi par l’association Matières Prises et la scoop Le Pavé)

Le principe : l’animateur trouve une phrase polémique qui divise le groupe (de 12 à 30 personnes). Les participants choisissent leur camp : d’accord, pas d’accord. Ils se répartissent à droite et à gauche de l’espace de la salle (debout ou assis). Les indécis restent au milieu. Soit les participants se mettent à argumenter en fonction de leur choix (Matières prises) soit chaque camp prend 5 minutes pour construire collectivement des arguments (le Pavé). Le but est d’échanger des arguments, de faire venir dans son camp les indécis et même ceux de l’autre camp. On peut changer de camp autant de fois que l’on veut : cela signifie qu’on vient d’entendre un argument pertinent ou en tout cas qui nous semble pertinent ! On ne reste pas crispé sur une position. Lorsque l’on change de camp on explique pourquoi. Rapidement tous les membres du groupe prennent la parole, à l’inverse du débat classique avec parole à qui la demande. Il faut bien sûr arriver à répartir la parole entre les participants.

Le débat butiné 

(nommé ainsi par l’association Matières Prises)

Le débat butiné permet d’avoir un aperçu de tous les arguments développés par l’ensemble d’un groupe (avant une prise de décision par exemple). Des groupes de 5, 6 personnes dont un rapporteur débattent d’un sujet précis 6, 12 ou 15 minutes. Les rapporteurs changent de groupe dans le sens des aiguilles d’une montre, synthétisent pour le groupe dans lequel ils arrivent ce qui s’est dit dans le précédent groupe pour faire rebondir la discussion. Les groupes désignent un nouveau rapporteur. Les nouveaux rapporteurs après discussion changent à nouveau de groupe et ainsi de suite jusqu’à ce que toutes les personnes de tous les groupes aient changé de table une fois.
Autre version : entre chaque période de débat, chaque rapporteur exprime la synthèse de son groupe, un animateur synthétise le tout et en dégage une nouvelle problématique, qui est débattue dans les groupes après changement de rapporteurs. Et ainsi de suite.

Le world café

C’est le même principe mais on met en scène un café avec des tables tournantes. Une personne reste à chaque table pour retransmettre les conclusions de la table précédente. Ce sont donc tous les attablés, à part celui qui rapporte, qui changent de table et le débat reprend à partir de la synthèse des débats de la table précédente faite par le rapporteur et après qu’un nouveau rapporteur s’est bien sûr désigné. L’animateur sert à boire et même à manger et veille au bon déroulement des débats qui doivent être limités dans le temps (pour chaque tour de table 10, 15 minutes).

Fiche rédigée par Evelyne Guimmara http://www.paroles-partagees.org/formes_de_debats_dynamiques_218.php


4) JOUER, S'EXERCER À L'ÉCRIT

Jouer en écrivant, s'exercer à l'écrit, seul, par petit groupe et en grand groupe pour mieux partager la parole.

1er exemple :
Dans un groupe de parole l’animateur donne l’expression « Paroles partagées ». C’est l’inducteur.
Les participants inscrivent chacun sur une feuille 20 mots qui leur évoquent cet inducteur.
On écrit ces mots sans réfléchir, comme ils viennent et on les inscrit n’importe où, comme on veut sur la feuille. Parmi ces 20 mots on en choisit 3 (ceux qui paraissent les plus importants pour soi). A partir des 3 mots choisis on fait une phrase. Puis à partir de cette phrase on écrit la suite sur quelques lignes (8, 10 lignes). On lit son texte à son voisin qui le qualifie en quelques mots, par écrit (les éléments essentiels du texte). Il ne s’agit pas de juger le texte mais d’en voir l’essentiel. En grand groupe ceux qui ont écouté les textes donne leur « qualification » que l’animateur ou un participant note sur un tableau. On regroupe par thème s’il y a lieu. Ainsi se dégage une vision sensible de ce que signifie « paroles partagées » pour ce groupe. Attention c’est dans ce moment précis que se dégage cette vision, rien n’est figé. Si le groupe se réunit régulièrement pour partager la parole, il serait intéressant de refaire cet exercice, quelques mois plus tard et de comparer.

2ème exemple :
Autour de « paroles partagées » :
les participants disent des mots auxquels ils pensent par rapport à « paroles partagées » (brainstorming), l’animateur ou un participant les notent (tableau ou tableau de papier) et chaque participant les note aussi pour lui (en liste). Tout le monde est invité à participer. Ensuite chaque mot est qualifié par chaque participant. Puis on se met par groupe de 4 ou 5 et chacun lit sa liste qualifiée au petit groupe. On compare, on regroupe, on souligne les convergences et les divergences. On se remet en grand groupe et chaque petit groupe, par le biais d’un rapporteur qu’il a choisi, fait état de son travail autour des listes. Là encore on compare les différents travaux (encore une fois pas dans le sens du jugement mais dans le sens de la curiosité, de prendre connaissance de toutes les idées des participants de ce groupe) et chacun aura un éclairage plus approfondi, plus précis du positionnement, des impressions de chaque membre du groupe sur ce thème.
Bien sûr dans cet exercice comme dans le précédent d’autres thèmes peuvent servir de point de départ.

3ème exemple : 
Ecrire, Echanger, Partager. Chacun écrit ces 3 mots en liste 15 fois puis à côté du mot il met ce qui vient (ce que c’est, autre verbe, substantif… Bref un mot ou un groupe de mots), ce à quoi ça lui fait penser. Ici encore par 2 ou par petit groupe, on lit, on regroupe, on constate les divergences, les convergences, les différents styles (pragmatique, poétique, politique…)

Fiche rédigée par Evelyne Guimmara http://www.paroles-partagees.org/jouer_s_exercer_a_l_ecrit_222.php


5) DÉBATTRE À PARTIR DE L'ÉCRIT

 

Voici un exercice pour débattre en s'exerçant à l'argumentation et à la synthèse et où tous participent.

 


 Dans un groupe de parole, quel qu’il soit, y compris un groupe en formation, l’animateur distribue 3 bristols par participant. Le thème est « paroles partagées »(Bien entendu d'autres thèmes peuvent être choisis). Chaque participant va exprimer trois idées à partir de ce thème (une idée par bristol), idée qui peut être une définition, une pensée à propos de… en tout cas ne pas faire plus d’une phrase (et qui ne fera pas 10 lignes !), ça peut aussi être 2,3 mots, pour exprimer son idée, sa définition ; il s’agit de travailler un peu la concision. Cette première étape doit être rapide. Puis l’animateur ramasse les bristols, qui ne sont pas signés, et les dispose sur une grande table. Tous les participants déambulent autour de cette table et chacun choisit 3 bristols en prenant soin de ne pas prendre les siens. Si deux personnes sont intéressées par la même fiche bristol elles négocient, argumentent pour avoir la fiche en question, l’échangent contre une autre. Si la négociation échoue il sera procédé à un petit tirage au sort. Cette phase peut prendre entre un quart d’heure à une demi heure selon le nombre de participants. Ensuite on forme des petits groupes (4 ou 5 personnes) de manière aléatoire : l’animateur donne un numéro à chaque participant de 1 à 4 ou de 1 à 5 et tous les 1 forment un groupe, tous les 2 forment un groupe et ainsi de suite. Chaque groupe a donc 12 ou 15 bristols. Ensemble ils vont garder les 3 bristols qui leur semblent les plus justes, les plus importants, essentiels par rapport au thème (en argumentant bien sûr) et éliminer les autres. Avec les 3 bristols qui restent chaque groupe va refaire une définition à la fois en intégrant les 3 et en cherchant à garder l’essentiel de chaque et non en juxtaposant les 3. L’animateur ou un membre de chaque sous groupe écrit les définitions. Elles sont accrochées au mur. Le grand groupe les discute, et en dégage ou en reformule une, si cela est possible.

Lorsque l’on a accroché les 4 ou 5 définitions on peut faire une comparaison avec Paroles Partagées en 10 points (que l’on trouve sur le site).

Pour finir on peut essayer ensemble de travailler la définition en réduisant le nombre de mots : par exemple essayer 16 mots, puis 8, puis 4.

 

Fiche rédigée par Evelyne Guimmara http://www.paroles-partagees.org/debattre_a_partir_de_l_ecrit_223.php


 




 




 

 



Mise à jour le Mardi, 25 Octobre 2011 13:30