| Le « Laboratoire décloisonné » : Quelles dynamiques collectives pour la transformation et l’innovation sociale ? |
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| Lundi, 24 Octobre 2011 07:26 |
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C’est autour de ce « pourquoi pas » que s’est construit l’idée d’un « laboratoire décloisonné » imaginé par trois associations, l’APEAS [1], Peuple et Culture et l’ARDL PACA [2]. Trois structures, trois réseaux, aux histoires sans doute différentes, mais réunies pourtant par une ambition commune : contribuer à la transformation et à l’innovation sociale en s’appuyant sur la construction de dynamiques collectives d’émancipation et de renforcement du pouvoir d’agir citoyen. En effet, cette ambition, les mouvements de l’éducation populaire, du développement local ou de l’économie solidaire la revendiquent depuis leurs origines. Cependant comment se décline-t-elle aujourd’hui dans la pratique, dans le concret des actions ? Au quotidien, l’habitude de l’entre soi, les contraintes gestionnaires induisant une certaine forme d’activisme, les difficultés de mobilisation ou d’adaptation à de nouvelles formes d’engagement militant sont autant de freins à la construction de ces dynamiques collectives porteuses de sens et de créativité. Dès lors, il est essentiel de réinterroger nos pratiques, nos projets, afin d’éviter la dilution du sens de nos actions. C’est dans cet esprit qu’a été conçu le « Laboratoire décloisonné », espace de recherche et d’innovation entre l’économie solidaire, l’éducation populaire et le développement local, centré sur la question de l’animation des dynamiques collectives en lien avec les territoires. Un premier séminaire du « Labo décloisonné » s’est tenu les 11 et 12 mars 2011 au Beausset dans le Var, rassemblant une quarantaine de personnes, professionnels et militants, dont les engagements et les activités questionnent et croisent l’animation de dynamiques collectives. Animé par Didier Chrétien [3], qui se définit lui-même comme « un artisan de la participation », et sous le regard attentif et éclairé de la philosophe Majo Hansotte [4], les échanges, partant d’expériences de terrain, ont permis dans un premier temps d’identifier quelques principes, qui pourraient être mieux intégrés dans la conduite de nos actions afin de les rendre plus cohérentes avec nos valeurs. Quels sont-ils ?
Il est fort probable que l’application de tels principes constituerait un bouleversement dans nos façons de faire traditionnelles… Les échanges ont également permis d’identifier plusieurs pistes de travail communes aux différents réseaux. Ces pistes, ébauchées lors du premier séminaire, pourront constituer les orientations à venir du « Labo décloisonné », regroupées sous trois axes distincts et complémentaires.
La bonne humeur, l’envie de partager et de réfléchir ensemble à des approches communes porteuses de sens et de transformation sociale ont nourri les travaux de ce premier séminaire du « Laboratoire décloisonné ». D’autres étapes suivront, élargies sans doute à d’autres réseaux et d’autres acteurs car, si tout seul on va plus vite, il demeure certain qu’ensemble on va plus loin ! [1] APEAS : Agence Provençale pour une économie alternative et solidaire [2] ARDL : Association régionale pour le développement local [3] Didier Chrétien parcourt la France pour accompagner des collectifs, des réseaux, des élus locaux dans l’animation de leur territoire. Il agit depuis longtemps dans les univers associatifs, de l’éducation populaire, du développement local, de l’économie alternative et solidaire. [4] Majo Hansotte est docteure en Philosophie et Lettres, auteure d’une thèse sur l’espace public contemporain dont elle a tiré un ouvrage intitulé « Les intelligences citoyennes. Comment se prend et s’invente la parole collective », ed De Boeck, 2005. Depuis de nombreuses années, elle a en charge la formation d’acteurs engagés dans les mouvements sociaux et associatifs, dans le développement territorial et l’éducation populaire. Elle est également chargée par la Communauté française de Belgique d’une mission portant sur la participation citoyenne en Wallonie et à Bruxelles, en lien avec l’Europe et la francophonie.
Extrait du site APEAS http://www.apeas.fr/Le-Laboratoire-decloisonne-Quelles.html |
| Mise à jour le Mardi, 25 Octobre 2011 13:29 |




Et si parfois notre nez se relevait du guidon, si notre tête prenait un peu de hauteur, histoire de regarder où l’on va... Et si parfois l’on se permettait de descendre du vélo… Oser prendre ou retrouver le temps pour observer, regarder les autres, discuter avec eux, apprendre, réfléchir ensemble, inventer des actions communes… Pourquoi pas ?