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Lundi, 16 Mai 2011 12:06

flicsmilitantsPriodiquement, des ouvrages de journalistes viennent proclamer lavnement dune nouvelle gnration de militants, aux projets et pratiques radicalement innovants, et dont lefficacit tiendrait prcisment leur aptitude bousculer les routines contestataires, inventer des formes daction collective indites, misant notamment sur lhumour et le spectaculaire[1]. A loppos de leurs ans aux pratiques protestataires sclroses, les nouveaux militants sauraient peser dans les rapports de force par leur usage judicieux des mdias et leur capacit transmettre un message positif auprs de l opinion publique .

Alors que les anciens militants cest--dire, en premier lieu, des syndicats et leurs formes daction traditionnelles prioritairement la grve pcheraient par leur caractre routinier, leur absence dhumour et, bien sr, la gne quils occasionnent aux usagers (pardon : des clients)[2], les nouveaux militants se remarqueraient par leur capacit mettre en scne les motifs de leur indignation et mener des actions souriantes, comme les ftes improvises lors de visites de logements de Jeudi noir , destines stigmatiser les carences du parc immobilier des grandes villes, ou les dguisements de la BAC la Brigade activiste des clowns pendant les manifestations.

Que, par un magnifique mouvement circulaire, les journalistes considrent comme les plus efficaces, comme les plus sympathiques et surtout comme les plus dignes dintrt les mouvements dont les actions sont directement ralises leur intention ce que Patrick Champagne appelle des manifestations de papier , conues pour la presse et qui nexistent qu condition de trouver un cho dans la presse[3] ne sera pas au centre de notre propos. Ce que lon souhaite interroger est une srie de traits frquemment associs au nouveau , et spcialement lun dentre eux qui contribuerait rendre les jeunes gnrations militantes suprieures leurs anes : le caractre informel ou horizontal de leur (in)organisation interne. Au temps des structures rigides, hirarchises et bureaucratises et dont les partis se revendiquant du communisme ou les syndicats seraient le paradigme et la triste survivance aurait succd celui des collectifs , des rseaux , marqus par lgalit des statuts et le libre choix de ses modalits et intensits dengagement.

Il ne sagit pas seulement dune ide de journalistes : certains sociologues ont eux-mmes dvelopp cette thse dune mutation des formes de lengagement. Telle quelle est par exemple expose par Jacques Ion, elle oppose un militantisme total du pass au militantisme distanci du temps prsent[4]. Le premier se caractriserait par un investissement intense dans la cause, laquelle une large part de la vie familiale et des loisirs serait sacrifie : runions plusieurs soirs par semaine, distributions de tracts et vente du journal le dimanche, auxquels sajouteraient cotisations leves, docilit lgard de la hirarchie et fort attachement identitaire au mouvement (parti, syndicat). Le second se singulariserait loppos par les fluctuations de lengagement, conu comme la carte : chacun choisirait ses propres rythmes, degrs et modalits de participation au groupe, et se mfierait comme de la peste des structures bureaucratiques hirarchises perues comme menaantes pour son autonomie et sa libert. De mme, ces nouveaux militants nhsiteraient pas passer dune cause une autre au gr de leurs envies et disponibilits (de la dfense dun site menac celle des sans-papiers, par exemple). Au militantisme total correspondrait le timbre de la carte dadhrent (qui suppose quon adhre fortement au groupe militant auquel on appartient), tandis que le militantisme distanci serait symbolis par le post-it, que lon peut successivement apposer sur une multiplicit de supports, et qui, facilement dcollable, ne suppose pas un attachement solide et durable.

On trouve un constat relativement similaire chez Luc Boltanski et Eve Chiapello lorsquils interprtent le dveloppement des nouveaux modes de militantisme la lumire des mutations du capitalisme. La contestation dun capitalisme devenu rticulaire , bas sur des connexions rapides entre petites units flexibles, exigerait une critique isomorphe, organise elle aussi sur le mode du rseau et amenant diffrentes units contestataires se coaliser ponctuellement dans la vise dun projet [5]. De la mme manire que les nouvelles mthodes de management du nouvel esprit du capitalisme valoriseraient les rapports davantage horizontaux entre collaborateurs les petits chefs ont disparu des entreprises, le tutoiement est de rigueur entre membres dune mme quipe , etc. , les mouvements sociaux adopteraient eux aussi la forme souple et flexible du rseau dpourvu de centre directeur et de bureaucratie[6].

On peut, comme la fait Annie Collovald, remarquer que ce genre dhypothse nest pas dpourvu de connotations normatives : le total de lancien militantisme voisine avec le totalitaire , tandis que le militantisme distanci se rvlerait davantage respectueux de lindividu et de son autonomie. La distinction dbouche ainsi sur la disqualification en les prsentant comme dpasses ou contraignantes des formes de militantisme considres comme propres aux classes populaires, et spcialement de celles poses comme spcifiques aux organisations de lancien cosystme communiste[7]. Lopposition ne serait de ce point de vue pas tant entre un ancien et un nouveau types dengagement quentre militantismes supposs spcifiques, respectivement, aux classes populaires et aux classes moyennes cultives[8]. Considrer dpass et rvolu le militantisme total au profit de son successeur distanci participe de ce point de vue de la disqualification et de linvisibilisation politiques du monde ouvrier et, plus largement, des classes populaires.

On peut galement remarquer que cette thse, sduisante a priori, dune mutation du militantisme nest gure confirme lorsquon la confronte au sol raboteux de la ralit empirique. Trois exemples en attestent. Lhistorienne Axelle Brodiez a bien montr dans son tude du Secours populaire, organisation caritative lie au PCF, combien parvenir fidliser des effectifs trs instables a ds les annes 1950 constitu une des principales proccupations de ses responsables[9]. En dautres termes, on trouvait des engagements fluides, temporaires, bref du militantisme distanci , en plein cur de lcosystme communiste, au moment mme o celui-ci, alors au sommet de sa puissance, tait suppos domin par un militantisme total . Deuxime exemple, contemporain celui-l : la Coordination des intermittents et prcaires dIle-de-France (CIP-IDF), au sein de laquelle lengagement, en dpit du discours tenu par ses animateurs, apparat lexamen bien loin dun militantisme distanci . Plusieurs entretiens raliss auprs de ses membres dcrivent un militantisme accapareur de temps et dnergie, au point de mettre en pril la situation conomique et les perspectives de carrire de militants qui se dvouent sans compter leur cause[10]. Un engagement aussi intensif, qui amne certains sacrifier vie familiale et professionnelle la dfense de la cause, met mal la thse du nouveau militantisme post-it : cest au cur de ce qui se pose comme une forme exemplaire de militantisme distanci que se reprent des remises de soi et des formes de soumission aux exigences de la lutte considres comme rvolues car supposes spcifiques au militantisme total des anciennes organisations bureaucratiques. Dernier exemple, le mouvement altermondialiste, pos comme paradigmatique du militantisme en rseau , dpourvu de centre dirigeant et o les dcisions se prendraient au consensus. Si limage peut correspondre certains secteurs limits du mouvement, elle ne convient gure ce qui constitue en France sa principale organisation, Attac, dont la direction nationale a souvent t critique comme excessivement bureaucratique et hirarchise.

Il se pourrait bien, dailleurs, que la bureaucratie et la hirarchie explicites soient dans la pratique gages de davantage de dmocratie que linformalit et lhorizontalit proclames. Une illustration en est une nouvelle fois fournie par ltude du fonctionnement de la CIP-IDF qui se veut un collectif galitaire ouvert tous et o chacun peut, au cours des assembles gnrales rgulires garantes de la dmocratie des dcisions, exprimer librement son point de vue. Lobservation de ces assembles montre qu linverse de ce qui est espr et proclam, tout le monde nest pas a priori gal devant la prise de parole en public. De fait, linformalit et l horizontalit frquemment promues comme garantes de plus grande ouverture et accessibilit aux militants se rvlent dans les faits hautement slectives, car accessibles aux seuls individus disposant de suffisamment de comptence militante pour se sentir autoriss intervenir dans les dbats. Cet exemple ne fait que confirmer le constat ancien de la sociologue amricaine Jo Freeman, qui avait remarqu que l informalit promue par les groupes de parole fministes des annes 1970 tendait dans les faits exclure les femmes qui se sentaient les moins lgitimes prendre la parole, et reproduisait tout en les niant les rapports de pouvoir et de monopolisation de la parole quils prtendaient pourtant neutraliser[11].

Cette question des comptences et aptitudes ( parler en public, notamment) requises pour pleinement participer un groupe militant rejoint celle de la slection sociale de ses membres. En valorisant ou en sollicitant certaines dispositions ou proprits sociales, et en en disqualifiant dautres, les groupes militants produisent, souvent sans le vouloir ni en tre conscients, la relative homognit de leurs effectifs, et induisent une exclusion des postulants par trop diffrents. On peut ainsi avancer, la suite de Frdric Sawicki, que les associations choisissent leurs membres autant que ces derniers les choisissent [12]. Cest en effet en proposant certaines formes daction plutt que dautres (plus ou moins perturbatrices ou pacifiques, ludiques ou srieuses, etc.), et certains modes dorganisation et de dbat internes (direction pyramidale ou collgiale, leadership charismatique ou rationnel-lgal, etc.), que les groupes militants slectionnent leurs membres. Cette slection, bien sr, nopre pas de manire explicite, mais saccomplit le plus souvent dans et par la sociabilit militante, et sexprime au travers de la capacit de laspirant activiste trouver sa place au sein du groupe quil souhaite rejoindre. Les propos suivants, recueillis en entretien, dun militant de la CIP-IDF signalent bien, tout en recourant au vocabulaire de la sympathie et de l accueil , la slection de ses militants potentiels quopre la Coordination : Il ny a jamais eu dexclusion, on na jamais exclu personne, mais en mme temps aussi, il y a une manire de se comporter avec les gens quon naime pas qui fait quau bout dun certain temps, ils ne reviennent plus. () Il y a plein de gens qui sont venus des fois, et qui sont repartis parce quon ne les a pas accueillis. Il y a aussi plein de gens qui ne pensaient pas tout fait comme ce qui reste maintenant et qui nont pas trouv leur place, et qui sont repartis .

Trouver sa place dans une organisation nest pas forcment chose aise lorsque rgne la norme (car cen est une) selon laquelle chacun fait ce quil veut . Ceux et celles les moins dots en comptences militantes risquent alors de ne pas savoir quoi faire, et de seffacer assez vite dun groupe dont la logique, les codes, la sociabilit, les pratiques, leurs restent trangers. Dans dautres cas, ils se feront une place en choisissant de sinvestir dans des pratiques de second plan, ne ncessitant pas une grande culture militante mais dans lesquelles peuvent se transposer des dispositions ou savoir-faire de service, notamment dordre non militant. Les fministes lont montr depuis longtemps : il ny a pas besoin de contrainte, ni mme de formuler une demande explicite, pour que dans les groupes militants (entre autres types de groupes) ce soit spontanment et comme naturellement les femmes, et spcialement celles les moins pourvues en exprience militante, qui soccupent des tches dentretien (nettoyage des lieux aprs la runion) ou de service (non seulement prparer et servir le caf, mais penser acheter du caf, des filtres et du sucre)[13].

Ltude conduite sur la CIP-IDF fournit l encore une bonne illustration. Les aspirants militants et, surtout, les aspirantes militantes dsireux de contribuer laction collective mais qui se sentaient les moins aptes et autoriss exercer les activits quils percevaient comme les plus exigeantes se sont replis sur des activits secondaires, pas tant relatives laction proprement militante qu la marche quotidienne du collectif et sa sociabilit interne. De manire significative, ce sont des activits de service et engageant des comptences relationnelles (le bar, laccueil), socialement construites comme fminines, qui ont alors t privilgies par ceux, et surtout celles, qui considraient les activits les plus politiques comme inaccessibles ou impossibles pour eux. Par leur retrait dans des activits de second plan, ces militants ont implicitement abandonn les tches les plus valorisantes, et spcialement celles de direction et dlaboration programmatique, des virtuoses du militantisme matrisant beaucoup mieux ses formes, enjeux et expressions. Ce faisant, ils ont involontairement contribu une reproduction des rapports de domination dautant plus efficace que ceux-ci sont officiellement nis par lidologie horizontale du groupe.

Lenjeu nest pas ici de dnoncer ou de dmasquer les leaders des groupes qui prtendent en tre dpourvus. Le plus souvent, lensemble des membres dun groupe militant sait quen son sein certains occupent une place plus importante que les autres, notamment parce quils ont davantage de disponibilit et peuvent faire plus de choses, sont plus souvent prsents au local, sont plus frquemment sollicits comme porte-parole par les mdias parce que dj identifis par eux, etc. Ce nest dailleurs pas toujours lavantage de ces leaders implicites qui, du fait de leur position centrale dans le fonctionnement du groupe, se trouvent frquemment en charge dune masse de responsabilits et de tches quils souhaiteraient pourtant partager. Mais, comme le leader est celui qui est davantage au courant ou le plus comptent, cest toujours vers lui que le reste du groupe se tourne pour obtenir une information, cest de lui que lon attend les initiatives ou sur lui que lon fait porter les responsabilits. Comme cette position confre un certain pouvoir en contrepartie dun travail plus important, le leader implicite est souvent dchir entre son dsir de partager sa charge et la crainte que ce partage rduise sa capacit dinfluence ou sa marge de manuvre do sa frquente ambivalence lgard de son poste et sa vive susceptibilit lorsquon lui reproche ses excs de pouvoir ou son gocentrisme .

Lenjeu est davantage dtre conscient que tout fonctionnement collectif est susceptible dinduire des phnomnes de concentration de linformation, de la reprsentation extrieure, des responsabilits bref : du pouvoir , et de ne pas tre dupe de sa propre volont, mme la plus sincre, de fonctionner de la manire la plus galitaire et collgiale possible. Et il se trouve que ce sont bien souvent les procdures les plus formelles qui permettent daccder cette toujours relative galit de participation et de traitement : prsidence de runion, tours de table plutt que prise de parole spontane, limitation du temps dexpression, diffusion aux absents de comptes-rendus de runions, ou encore lection dun porte-parole (ventuellement tournant), permettent beaucoup plus que la simple proclamation dhorizontalit et dgalit de parer la concentration des pouvoirs et linstitution de petits chefs dautant plus puissants quils sont nis. Toutes ces procdures ne sont certes pas une panace (le tour de table peut tre vcu comme une violence par celles et ceux qui ne souhaitent pas parler, la rdaction des comptes rendus est souvent fastidieuse et ceux-ci ne sont pas ncessairement lus, etc.), mais elles peuvent garantir contre les dvoiements de la dmocratie interne bien mieux quune confiance nave dans lgale comptence militante de tous.

Lenjeu est galement, mais cette fois dun point de vue davantage analytique, de se mfier des proclamations de nouveaut. Tout nouveau tout beau ne saurait passer pour un principe danalyse valable, dune part parce que pardon de devoir rappeler ici un tel truisme lhistoire nest pas ncessairement oriente vers le progrs, et que certaines nouveauts peuvent lexprience se rvler dauthentiques rgressions, dautre part parce que tout ce qui apparat un moment donn du temps pour indit a souvent connu des expressions proches dans le pass on recommence toujours par le milieu , disait Deleuze. Mme si la croyance en la nouveaut peut par elle-mme produire des effets et induire des modifications de pratiques parfois notables, la recherche sociologique sexpose en surestimant le poids de lindit besogner par mgarde quelques nouveauts verbales : le Nouvel An ou le Beaujolais nouveau [14].

Lilian Mathieu

Sociologue, CNRS


[1] Cf. pour exemple relativement ancien, Christian Losson, Paul Quinio, Gnration Seattle, Paris, Grasset, 2002, et pour un autre plus rcent Miguel Benasayag, Laurent Jeanneau, Sbastien Lernould, Pierre-Emmanuel Weck, Les nouveaux militants, Paris, Les Petits matins, 2008.

[2] Voir a contrario, sur lactualit de laction grviste, cf. Sophie Broud et al., La lutte continue ?, Broissieux, Le Croquant, 2008.

[3] Patrick Champagne, Faire lopinion, Paris, Minuit, 1990.

[4] Jacques Ion, La fin des militants ?, Paris, LAtelier, 1997. Une des ambiguts du travail de J. Ion tient ce que son ouvrage se voulait surtout programmatique, destin via llaboration didaux-types tracer des pistes que la recherche devait confirmer ou infirmer, et que nombre de lecteurs ont cru pouvoir y trouver des rsultats avrs et dfinitifs.

[5] Luc Boltanski, Eve Chiapello, Le nouvel esprit du capitalisme, Paris, Gallimard, 1999.

[6] L aussi la prcision simpose : Boltanski et Chiapello pointent davantage une croyance des acteurs sociaux dans les vertus des formes dorganisation rticulaires que la ralit de leur adoption.

[7] Cf. Annie Collovald, , Pour une sociologie des carrires morales des dvouements militants , in A. Collovald (dir.), Lhumanitaire ou le management des dvouements, Rennes, PUR, 2002.

[8] Il ne sagit dailleurs pas dune ide radicalement nouvelle : ds les annes 70, une certaine sociologie reprsente en France par Alain Touraine et son quipe entendait opposer l ancien mouvement ouvrier, propre la socit industrielle et centr sur des enjeux matrialistes , aux nouveaux mouvements sociaux significatifs de lentre dans lre post-industrielle et aux enjeux post-matrialistes .

[9] Axelle Brodiez, Le Secours populaire franais 1945-2000, Paris, Presses de Sciences-po, 2006.

[10] Ainsi ce ralisateur et chanteur : Je me suis impliqu plein temps dans cette lutte, donc moi de mai 2003 mai 2004, je nai rien touch du tout parce que je refusais de demander le RMI, donc jai vendu ma discothque, jai vendu mon appartement, je me suis pay ma lutte en quelque sorte .

[11] Jo Freeman, The Tyranny of Structurelessness , Berkeley Journal of Sociology, XVII, 1972-1973, pp. 151-165.

[12] Frdric Sawicki, Les temps de lengagement , in Jacques Lagroye (dir.), La politisation, Paris, Belin, 2003, p. 126.

[13] Xavier Dunezat a montr dans le cas du mouvement des chmeurs combien le genre et la classe sociale sentrecroisent pour produire lintrieur du groupe militant des rapports de domination et dexploitation, dont sont particulirement victimes les femmes de fait assignes aux tches domestiques, et progressivement conduites seffacer de laction collective voire labandonner totalement au profit des seuls hommes ; Trajectoires militantes de chmeurs et chmeuses mobilis-e-s : la centralit des rapports sociaux de sexe , communication au colloque Genre et militantisme, Lausanne, novembre 2005.

[14] Jean-Claude Passeron, Le raisonnement sociologique, Paris, Nathan, 1991, p. 176.

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Mise à jour le Mardi, 19 Juillet 2011 14:19
 

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