Le militantisme, stade suprême de l’aliénation PDF Imprimer Envoyer
Samedi, 26 Mars 2011 08:19
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Le militantisme, stade suprême de l’aliénation
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alienation.jpg"On ne peut qu'être frappé par les innombrables ressemblances qui rapprochent militantisme et activité religieuse. On retrouve les mêmes attitudes psychologiques : esprit de sacrifice, mais aussi intransigeance, volonté de convertir, esprit de soumission."

 


Le militantisme, stade suprême de l’aliénation. Vol. I (1972)

Claude Guillon

jeudi 3 janvier 2008.

Ce texte est issu de ce site...

 


Ce texte de 1972 a connu de nombreuses rééditions. C’est sans doute le texte de critique du militantisme gauchiste (même s’il s’attaque à tous) le plus célèbre. La version qui circule sur Internet, recopiée de site en site, est malheureusement entachée de menues erreurs et, plus gravement, de lacunes. J’ai pris pour modèle un exemplaire de la version originale (merci à Frédéric du Centre international de recherches sur l’anarchisme de Lausanne pour son aide rapide et efficace). Sa lecture ne se conçoit pas sans celle de la suite, brochure publiée deux ans plus tard, qui en explique la genèse.

Le titre pastiche celui de Lénine - « L’impérialisme, stade suprême du capitalisme » (1917), ce qui explique la présence d’un portrait du grand homme, au pochoir, en haut à gauche de la première de couverture, emprunté aux brochures édité en français par le régime de Pékin.

Matériellement, la brochure est de 24 pages, au format 21 x 14,7 cms. Outre le portrait de Lénine, elle comporte de nombreuses illustrations : un dessin de Barbe représentant une jeune religieuse aux yeux fermés (p. 4) ; un portrait en pied de Mao assorti de cette légende : « Cette peinture représente le jeune Mao sur la route de Anyuan. Une de ses innombrables reproductions s’égara au Vatican et fut accroché pour un temps dans une salle d’attente pontificale par un ecclésiastique de bonne foi qui l’avait prise pour une gravure missionnaire » (Simon Leys Les Habits neufs du président Mao) (p. 5) ; un placard publicitaire pour le livre Militer d’Eugène Descamps (CFDT) auquel une bulle fait dire : « ...et un peu d’autogestion pour faire bander nos jeunes militants. » (p. 9) ; Un dessin de Pichard représentant des monstres capturant deux belles jeunes femmes dénudées. « RÉCUPÉRATION : des militants effectuent leur sale besogne ! », dit la légende (p. 10) ; un autre dessin de Pichard détourné, deux jeunes sirènes enchaînées prononcent des phrases empruntées à Raoul Vaneigem : « Ceux qui parlent de révolution sans se référer explicitement à la vie quotidienne [...] ceux-là ont dans la bouche un cadavre » (p. 12) ; une rencontre au sommet entre Trotski et Mao (dessin détourné de Hugo Pratt ?), le premier disant « Quel con ce Krivine ! », tandis que le second répond : « Je ne vous le fais pas dire » (p. 15) ; dessin de Pichard représentant un vieillard barbu. La légende : « Karl Marx nous déclare : ». La bulle : « Quand je pense qu’ils cherchent à mêler mon nom à toutes leurs salades, ça me donne envie de dégueuler » (p. 19) ; publicité chinoise pour des savonnettes, cf. infra (p. 21) ; un dessin de Pichard représentant un soldat goguenard portant une fleur dessinée sur son casque : « Un militant devant moi[,] qu’est-ce que je fais ? » (p. 23).



Mise à jour le Lundi, 28 Mars 2011 12:30