Et si parfois notre nez se relevait du guidon, si notre tête prenait un peu de hauteur, histoire de regarder où l’on va... Et si parfois l’on se permettait de descendre du vélo… Oser prendre ou retrouver le temps pour observer, regarder les autres, discuter avec eux, apprendre, réfléchir ensemble, inventer des actions communes… Pourquoi pas ?
C’est autour de ce « pourquoi pas » que s’est construit l’idée d’un « laboratoire décloisonné » imaginé par trois associations, l’APEAS [1], Peuple et Culture et l’ARDL PACA [2]. Trois structures, trois réseaux, aux histoires sans doute différentes, mais réunies pourtant par une ambition commune : contribuer à la transformation et à l’innovation sociale en s’appuyant sur la construction de dynamiques collectives d’émancipation et de renforcement du pouvoir d’agir citoyen.
par Yves Citton
à propos de
- L’Instant d’après.
- Projectiles pour une politique à l’état naissant
de Comité invisible,
- L’Insurrection qui vient
- Micropolitiques des groupes.
-Pour une écologie des pratiques collectives
Le dernier livre de Bernard Aspe, L’Instant d’après. Projectiles pour une politique à l’état naissant commence par une image inspirée d’Hannah Arendt, qui voit le plus grand danger actuel dans le fait « que nous ayons trouvé les oasis depuis lesquelles l’avancée du désert se laisse percevoir comme un phénomène après tout supportable « (p. 7). En 1950, la philosophe trouvait de telles oasis dans l’isolement de l’artiste, la solitude du philosophe, la quête de l’érudit ou la micro-aventure du couple amoureux, c’est-à-dire dans des attitudes de « fuite apolitique ."
« Les oasis sont ce
Extrait d'un long article http://www.legrandsoir.info/communique-de-lancement-du-front-international-de-liberation-de-l-education-populaire.htmlCommuniqué de lancement du front international de libération de l'éducation populaire
../..
Que fait l’éducation populaire ??
Ceux qui parlent d’une « société plus juste plus solidaire »
On ne les entend que lorsque leurs intérêts sont mis en danger (pour la baisse de la convention pluriannuel d’objectifs avec l’éducation nationale ), elles passent le reste du temps à se mettre en concurrence dans le but de décrocher des marchés auprès des collectivités pour gérer des masses financières en faisant du périscolaire, des centre de loisirs, des vacances, des formations … et un peu de social auprès des pauvres gens histoire de leur dire qu’aujourd’hui le monde a changé il faut qu’ils ne répondent pas même quand ils sont pas d’accord et qu’ils fassent gentiment ce qu’on leur demande s’il veulent avoir un travail et un logement parce que c’est eux les coupables.
Extrait du site; http://observers.france24.com/fr/content/20110527-voix-feministes-rejoignent-une-revolution-trop-macho-puerta-sol-madrid-espagne"Nous informons les manifestants que certains mots et slogans sont profondément misogynes"
Quand nous sommes arrivées la semaine dernière, nous avons déroulé une grande banderole où était écrit : “La Révolution sera féministe”. Rapidement, un manifestant s’est approché, a arraché et déchiré la banderole et nous a insultées. Il était visiblement alcoolisé et plutôt jeune, mais ce n’est pas une excuse. Le lendemain, nous avons raconté cet incident à l’assemblée générale et les manifestants nous ont très largement soutenues.
Périodiquement, des ouvrages de journalistes viennent proclamer l’avènement d’une nouvelle génération de militants, aux projets et pratiques radicalement innovants, et dont l’efficacité tiendrait précisément à leur aptitude à bousculer les routines contestataires, à inventer des formes d’action collective inédites, misant notamment sur l’humour et le spectaculaire[1]. A l’opposé de leurs aînés aux pratiques protestataires sclérosées, les « nouveaux militants » sauraient peser dans les rapports de force par leur usage judicieux des médias et leur capacité à transmettre un message positif auprès de l’« opinion publique ».
Il y a un déficit d'éducation populaire (politique) certain en France. C'est pour cette raison qu'un mouvement des indignés en France dans l'immédiat est difficile, pas impossible, mais difficile. Et un mouvement social de la même ampleur qu'en Tunisie, encore plus difficile, pas impossible, mais très difficile. Les Think Tanks (TT) sont bien souvent à l'opposé des pratiques d'éducation populaire, les experts qui les composent travaillent avec l'élite de la nation pour l'élite de la nation, ils travaillent avec les classes dominantes pour les classes dominantes. De toute façon, pas besoin de TT pour la pensée critique, il y a de nombreux chercheurs indépendants, collectifs, syndicats, associations, en France qui produisent une littérature scientifique, critique, politique très intéressante, mais elle est peu diffusée.
I. Structure
L'assemblée générale de la place Syntagma réunissait quotidiennement des milliers de personnes. Elle s'est tenue au milieu de la place de manière continue du 25 mai au 29 juin. Il en fut de même, dans des proportions moindres, dans vingt-quatre villes de l'Attique (région d'Athènes) et vingt-quatre autres villes du pays. Elle fonctionnait sur le principe de la séparation entre instances délibératives (assemblées thématiques) et instance de prise de décision (assemblée générale).
L'assemblée générale avait lieu tous les soirs à 20 heures. La participation était ouverte à tout individu parlant en son nom propre. Les représentants, porte-parole, délégués de partis, syndicat ou groupe politique n'étaient pas admis en tant que tels. Des responsables de la commission « Secrétariat » s'occupaient du bon déroulement des séances jusqu'à ce qu'il fut décidé, pour parer au noyautage gauchiste, qu'il revenait à un seul secrétaire tiré au sort de faire respecter l'ordre du jour et faire voter les déclarations, résolutions et motions proposées.
"Les journées libertaires de La Gryffe ont permis d'assister à un n-ième remake de Antisexisme 'bonne conscience' - le retour (de bâton).[...] De nouveau, les libertaires n'ont pas voulu entendre les critiques anarchaféministes, ont refusé de s'interroger sur leur propre participation active à l'oppression des femmes et ont préféré s'indigner comme des bons cathos dérangés en pleine messe: " Ces féministes sont des lesbiennes (!), des séparatistes, des manipulées, des maoïstes voire des fascistes."
Une démonstration imparable, en dix points, que les chefs ne sauraient avoir raison puisqu'ils ont tort puisque ce sont des chefs!
Trouvé sur http://www.magmaweb.fr/spip/spip.php?article458
Cet article est à paraître à la mi-mai 2011dans le numéro 26 de la revue Réfractions consacrée au mouvement des retraites et intitulée « La place du peuple ».
Dans le mouvement d’octobre 2010, l’intersyndicale s’en est tenue au minimum. Sur le fond, elle s’est bornée à réclamer le statu quo concernant le système de retraites. Sur la forme elle s’est bornée à exiger l’ouverture de négociations que le gouvernement lui a obstinément refusées. Cette position a été jugée insuffisante par une partie de la population, qui estime que les attaques répétées de l’oligarchie méritent une réponse plus ample. Une partie des salariés se sont interrogés sur la stratégie de l’intersyndicale (espacement des journées d’action, isolement des secteurs les plus déterminés). Certains n’y ont vu qu’un dysfonctionnement. D’autres, comme nous, un sabotage. Cela les a poussés à essayer de s’auto-organiser hors des actions proposées par les syndicats.
